samedi 25 avril 2009

Yo! Je suis toujours à Barcelone, comme prévu.

Mon hotel se situe sur la partie sud de "Las Ramblas", pas loin de la grande colonne de Christophe Colomb... Qui me montre peut-être le chemin des Amériques ?...



Aujourd'hui, grosse glande au programme !

Levé tard, puis je me suis amusé à me perdre à vélo dans la ville qui est immense !

J'ai pris plein de photos, cependant ça demande du temps à sélectionner !


J'espère être plus prolixe demain, mais c'est cool notez bien !!!




vendredi 24 avril 2009

Yo! Je suis à Barcelone !

(Paris-Barcelone en 13 étapes !)



Tout d'abord, je tenais à dire que j'ai bu des bières "spéciales dédicaces" ce soir !

A la fois pour Véro ma cousine dont c'était l'anniversaire hier mais aussi pour mon pote Lolo qui a fait un grand pas en avant vers la création de "Andolini Pasta" (très certainement bientôt à Montpellier, 23 rue de l'Université, si je ne me trompe pas sur l'adresse) !

A eux deux, un grand "CHEERS" !!!


De mon côté, "j'ai fait l'métier" comme on dit !

Même si ce matin, après l'étape difficile d'hier (côtes + chaleur + 100 km), je manquais clairement de "kick"... De jambes quoi !

En outre, au dernier moment et après une discussion avec le "jefe del hotel" où j'étais à Girona, j'ai décidé de rallonger mon parcours d'une trentaine de kms afin d'éviter des routes trop "autopista".

Ainsi, je suis d'abord parti légèrement vers le nord pour ensuite "plonger" sur la route côtière (un peu "autopsita" quand même cela dit !) avec une route d'environ 120/130 km pour rejoindre Barcelona.

De temps à autres, j'ai tenté de rendre mon parcours plus bucolique mais ça me faisait souvent perdre pas mal de temps !



Du coup, je suis souvent resté sur ma route à chaussée parfois séparée et souvent à glissières de sécurité dont je ne raffole pas trop !


A part ça, ma petite mésaventure du jour : un gros insecte (je n'ai pas eu le temps de noter la marque) m'a piqué à la lèvre inférieure. Mais comme j'ai pu rapidement enlever le dard tout en roulant et que ça ne me gênait pas trop ni pour boire ni pour manger, j'ai continué ma route.


L'arrivée sur Barcelone n'a pas été évidente : à partir de Badalone (à environ 15 km du centre de Barcelone), le trafic s'est amplifié, les propositions d'autoroutes se sont multipliés et "la" petite route pour "la bicicleta" est devenue dure à trouver !

En outre, dénicher un hotel "bien placé / assez bon marché" en début de week-end dans une ville aussi attractive n'a pas non plus été évident mais j'y suis également parvenu !



Comme je reste au moins trois jours, je vous raconterai ultérieurement plus en détails mon aventure barcelonaise !


Sinon, à "Steph H" : vas-y, envoie tes émissions philospophico-sportives sur mon mail perso !

Si c'est trop lourd, on essaiera autrement. Mais ça m'branche bien note bien !


A cousine Catherine : bah ouais ça a l'air d'être le bon plan météorologique l'Espagne ! Aujourd'hui, 29° sur la route de Lloret de Mar et un peu plus frais à Barcelone mais très beau temps ! Problème : j'ai vraiment le bronzage cycliste maintenant !!!


A tous : CHEERS again !!!

jeudi 23 avril 2009

¡Yo! Y tambien : ¡Hola! ¡¡¡ Estoy en Girona en España !!!

...Et après une centaine de bornes sous le cagnard, il y a de quoi prendre la pose, telle la fière buse, devant la cathédrale Santa Maria ! ...Et quelques heures avant devant le panneau à la frontière !



Au départ de Collioure ce matin, une route toujours juste superbe avec une tendance prononcée à prendre de l'altitude pour franchir ma dernière chaîne montagneuse avant Tarragona : los Pirineos, ¡ evidentemente !


L'arrivée en Espagne n'a pas été que du gâteau notez bien...



...Mais quel plaisir de faire découvrir à mon vieux biclou (environ 60 ans à nous deux), après la France et l'Angleterre, le pays de Cervantes et de Luis Fernandez (enfin un peu quoi) !



Aussitôt arrivé en Espagne, j'ai voulu parler la langue locale de suite... En commandant un coca un peu d'agua à San Miguel de Colera !... Même pas peur !

...Cependant il arrive que la fluidité me fasse encore un peu défaut quand je prononce des mots en espagnol...



Après le passage du "dur", en arrivant dans la pleine, j'ai été confronté à un autre problème / contrainte : la chaleur...

En effet, en arrivant à Girona vers 17h, la tempêrature à l'ombre était de 36° et je suppose qu'à 14 heures sur une route en plein soleil ça a dû monter allègrement au-delà des 40°... Chaque station service était donc une bénédiction (comme j'avais opté pour les nationales, je n'ai traversé aucun petit village après la montagne) !

Look casquette donc :



Arrivé à mon hôtel, petit coup de speed : j'avais oublié à Collioure le câble de connection de mon appareil photo !

J'ai donc sillonné Girona avec cette phrase à la bouche : "busco un cablé ou-é-cé-bé" en montrant mon appareil... Une façon de rencontrer des gens...

Ensuite de quoi, la balade, la bière et le dîner ont fait du bien !

...Dans une vieille ville vraiment cool où les gens savent vivre "à la bien" ! Pleins de peuple dans les rues avec cerveza, tapas y musica !!!




Demain : Barcelona dans l'viseur !!!

Environ 100 bornes à nouveau mais sans montagne (enfin j'pense pas !) et avec l'arrivée à la mer qui je l'espère donnera un peu d'air frais ! 

mercredi 22 avril 2009

Yo! Je suis à Collioure (Pyrénées-Orientales, mon dernier département français avant l'Espagne) !



Avant toute chose, petit retour en arrière essentiel : j'ai finalement bien vu mon neveu Théo hier soir !

On a d'ailleurs passé une très bonne soirée avec Maxime son vieux pote depuis le temps des Merlettes et Virginie la mère de Maxime. Merci encore à eux de s'être déplacés !



Et ce midi, après un petit tour sur le port, j'étais quasiment décidé à ne pas prendre la route vu les conditions de vent.

En effet, au départ, la tempête était toujours là, bien installée, au moins pour un jour de plus.

D'ailleurs, aux dires des locaux que j'ai interrogé, dans un pays de wind-surfers où le vent a l'habitude de souffler fort, cet "tram" là faisait partie des 2/3 grosses de l'année (habituellement regroupées en hiver). Petit détail à ce propos : lorsque hier vers 18h je lutais corps, âmes et vélo il n'y avait aucun wind-surfer à la baille... Trop d'vent !!!


Ensuite, puisque j'avais bouclé mon baluchon, je me suis finalement décidé à faire un tour du pâté de maison, histoire de voir comment c'était nase de faire du vélo ainsi :



Les deux premiers kms ont été durs mais le fait de trouver des petites routes qui me permettaient de pouvoir zigzaguer à loisir m'a fait continuer...



...Même si à un moment la recherche des petites routes et autres chemins alternatifs m'a fait me retrouver en équilibre un peu précaire avec le vide à côté de moi pendant quelques mètres... D'où ma devise imbécile du jour : "si tu sors des sentiers battus, fait gaffe à ton cul"... Ou quelque chose comme ça notez bien...


Et du coup, arriver à Canet en Roussillion était déjà une belle perf en soi !


Arrivé à Canet-Plage, mon orientation m'a permis d'avoir le vent moins de côté et un peu plus de dos ; et j'ai pu ainsi commencer à enquiller un peu sérieusement les kms.... Rien de monstrueux cela dit mais ça faisait du bien d'avancer : Canet - St Cyprien - Argeles  dans la foulée.

C'est à ce moment que j'ai eu cette prise de conscience un peu bête et tardive : "putain j'ai descendu la France à vélo et j'suis arrivé à la mer dis donc !!!"



Ayant passé Argeles j'ai commencé à nettement apercevoir les Pyrénées se profiler et me couper ainsi du vent.

...Et je me remettais par la même en mode grimpette !



L'arrivée sur les hauts de Collioure était superbe !



Je décidais de m'arrêter là pour aujourd'hui car, pour y être déjà passé du temps de mes préparations marathonesques, je savais qu'un magnifique lavomatic m'y attendait... Comment résister ?!



Et puis je savais aussi qu'il est cool de se balader dans Collioure...



Demain, si tout roule normalement, je vous parlerai espagnol !

¡Claro que si !


Avec comme objectif de me poser un long week-end à Barcelone et de découvrir la ville (mon cargo partant le 2 mai de Tarragona).


Merci encore pour tout vos encouragements, propositions et références diverses : Socrate, dopage, Anquetil Jacques, j'en passe et des meilleurs...!!!

mardi 21 avril 2009

Yo! Je suis à Port Leucate (à 25 km au nord de Perpignan) en pleine tempête !



Comme j'ai un temps d'accès internet limité et un rancard avec Théo dans une demie heure, je vais faire rapide dans mon exposé d'aujourd'hui !


En gros, il m'a fallu 8 heures pour faire les 80 bornes ! En effet, la tempête (que du vent, sinon il faisait beau !) s'est accentuée au fur et à mesure des kms ! En outre, j'ai beaucoup cherché des petites routes et chemins (sur les voies "normales" le vent d'ouest me rabattait dangereusement sur les voitures).


Deux gros temps dans mon aventure du jour : d'abord pousser mon vélo sur 2 kms sur une petite route au milieu d'un immense étang d'eau salé (mais je suis quand même tombé dans dans ces conditions "marcheur") et ensuite les 5 derniers kms en mode "trotinette"  (c'est à dire toujours un pied par terre pour garder mon équilibre) sur une bande de terre au milleu de la mer (entre Leucate Village et Port Leucate) !




A part ça, j'ai aussi traversé de magnifiques villages notez bien !


Demain, soit je reste là si les conditions demeurent comme ça, soit ce sera peut-être l'ESPAGNE !!!



lundi 20 avril 2009

Yo! Je suis à Béziers dans l'Hérault (région Languedoc-Roussillon, ma dernière région avant l'Espagne), ville natale de Pierre-Paul Riquet, le gars du Canal du Midi !

(A propos d'Hérault, grosses bises à une ex-montpelierenne et à un futur montpelieren de ma connaissance !)



Aujourd'hui, malgré un départ retardé pour cause de temps typique d'un dimanche de pâques normand (plafond bas, pluie, bruine, brouillard) j'ai rapidement effectué la centaine de bornes qui me séparait de Béziers... Mais le départ fut dur !



Au programme, 3 cols et la traversée des parcs des Grands Causses et du Haut Languedoc...

Petit monologue sur le thème des Grands Causses :



Par la suite, première ascension dans le brouillard et le vent : le col de l'Angayresque, finalement la seule véritable difficulté de la journée.



Le sommet de "l'Engayresque" était dans une forêt de pins... C'est joli les forêts de pin... Et pis ça sent bon... Euh... peut-être que je me répète ?! Sinon, petite curiosité à la descente, au détour d'un virage : l'entrée d'un temple boudhiste perdu au mileu de nul part... Ya matière à méditer cool par là, ç'la dit !



Après ça, en sortant du Parc du Haut Languedoc, j'ai commencé à apercevoir les paysages. En effet, depuis le départ j'étais dans le brouillard jusqu'à ne pas y voir parfois au delà de 20 mètres... Assez "clostrophobant" comme impression notez bien ! Mais j'écoutais Robert Nesta Marley à fond (Bob quoi !) : ça réchauffe le paysage !

En revanche, jusqu'au bout, le vent est resté très présent, me déportant parfois d'un mètre ou deux dans les descentes... Concentration exigée... Et là Bob n'y pouvait rien !



J'ai pris mon casse-dale ici : à Bédarieux, un des rares villages traversés. C'est tout ce que j'ai à dire à ce propos !


Ah si : un autre truc à propos de Bédarieux : à sa sortie, je n'avais pas de lumière à allumer comme demandé (en tous cas pas prête) : séquence vidéo inédite donc !



Arrivé suffisamment tôt sur les terres bitéroises j'ai pu procéder au nettoyage / graissage de la chaîne de mon fidèle destrier ! ...Tout en essayant de garder le port altier évidemment ! ...Bon OK j'ai l'air d'une buse !



Et toujours à propos de buse, Arnaud avait demandé une photo de moi avec mes lunettes dans le genre cycliste intellectuel : voeu exaucé !



Enfin, quelques photos prises lors de ma balade dans Béziers :





Demain, objectif : aller faire la bise à Théo, mon neveu en vacances près de Perpignan !

C'est à 82 Km de Béziers, à Coudalère !

dimanche 19 avril 2009

Yo! Je suis sur "l'aire du Larzac" de l'autoroute A75 !!!

Ma journée a été belle, folle, dure, flippante, étonnante !



En quittant Laissac ce matin, j'étais d'une humeur sportive !

Et je me suis naturellemnt fixé des objectifs stupides sur ma route, comme de faire la première grimpette (15 km dont la moitié en pente dure) sans descendre sur le petit développement (vous savez, "la moulinette") ou encore de faire la course avec un tracteur (course que j'ai finalement perdue... Ou alors le tracteur est rentré aux stands sans que je le vois !) :





Par la suite, en m'approchant de Millau, sentiments contrastés :

d'une part du plaisir en croisant des paysages très variés et d'autre part de l'inquiétude avec ma douleur qui s'est réveillée (peut-être à cause des défis stupides !) : la même qu'hier en fin d'étape mais plus précise (une pointe à l'intérieur de la cuisse) et donc plus gênante... Cela dit, rien qui m'empêche de pédaler non plus ! A surveiller quoi.



Je suis arrivé aux alentours de Millau en longeant une sorte de magnifique canyon verdoyant, ainsi qu'un mont tout recouvert d'herbe (de loin on aurait dit un green de golf défendu par son bunker à droite !) qui cachait l'entrée directe dans Millau.

A la première rue qui descendait dans la ville, j'ai compris ce qui m'attendait une dizaine de kilomètres plus loin : une montée monstrueuse pour accéder au famous "Larzac's Plateau" !!!





Dans Millau, j'ai fait une pause casse-croute, fait des étirements, massé ma cuisse et surtout discuté longuement avec une nana de l'office du tourisme pour savoir quelles options s'offraient à moi pour accéder au plateau (au fait : le viaduc est interdit aux vélos).


Sa reco : contourner pendant 30 bornes par les gorges de "chépasquoi" et accéder tout au sud du plateau par le village de "La Cavavelerie". Petit joueur, car on ne voit rien du plateau.


Son conseil de sagesse : ne surtout pas prendre la N9 qui est en fait une autoroute gratuite qui double la A75 payante (et aussi les deux uniques routes qui traversent directement du nord au sud le plateau).


Dernière option : la plus dure mais la plus belle et donc celle que j'ai choisi (!!!) : gravir "par la face nord" sur une petite route qui monte à quarante douze pourcents pendant cinq bornes et oblige ensuite à silloner par des chemins bitumés la partie ouest du plateau (reliant des hameaux isolés) avant de reprendre une départementale.


Et donc, après avoir pris mon courage à deux mains, mis une casquette sur la tête (extêmement chaud à ce moment là) et checké une dernière fois le ciel qui semblait favorable (j'avais chopé un gros grain en arrivant mais c'était passé vite... Et sachant que ma grosse angoisse était de me trouver sur le plateau confronté à un orage : point le plus haut en mouvement, donc cible parfaite pour la foudre !), je me suis lancé à gauche à la sortie de Creissels...

Une côte monstrueuse, petit plateau grand pignon (la moulinette absolue) avec ma roue avant qui décolait souvent du gravillon mais une vue qui devenait au fur et à mesure des lacets de plus en plus en plus magnifique ; à la fois sur le viaduc mais aussi sur Millau...

Au final : physiquement assez éprouvant (j'ai bien senti mes 28 kilos de bagages !) mais une très grande satisfaction !




Cependant, je n'ai pas profité longtemps de mon euphorie !

Le ciel s'est brutalement couvert de manière spectaculaire, l'orage a grondé, la foudre est tombé mais il était trop tard pour reculer !!!

J'ai traversé les 20 bornes du plateau jusqu'à la cavelerie à fond, en pensant ironiquemenrt au petit cheval de Brassens et en roulant sur des chemins parfois transformés en ruisseaux (c'est bizarre, plus de cuisse douloureuse !). Au plus près, la foudre est tombée je pense à trois kilomètres de moi dans un bruit assourdissant, amplifié tous azimuts grâce à un écho à l'échelle du plateau : immense !

Au passage, j'ai vu des scènes magnifiques mais mon propos était d'abord de sortir de cette sorte d'enfer (à un moment, sur un à pic, j'ai vu en contrebas la vallée evrdoyante, douce et ensoillé : la vallée d'Eden quoi !) !


Arrivé à La Cavallerie, j'ai renoué contact avec la civilisation en buvant un chocolat chaud fait maison par une charmante demoiselle avec qui on a parlé voyages, puis je me suis fait jeter d'un hotel qui sentait la pisse et enfin mon gps m'en a trouvé un à 3 bornes de là sur aire d'autoroute auquel j'ai accédé par une petite grille de service... Et je suis passé par le parking des poids lourds, ce qui me semblait de bon aloi vu ma charge !


Ce soir, comme tous les soirs, éude de la carte du lendemain (rien de direct sauf l'autoroute pour aller à Béziers et plusieurs "petits" massifs à traverser) et checkage de la météo : pourri à tendance nase avec encore des orages "localement violents" mais j'espère des petits villages où s'arrêter !



Enfin, pour terminer ce long blog du jour (cheers! si vous avez lu jusqu'au bout), merci pour les messages sur le blog ainsi que sur mon e-mail : ça file la pêche !!!